08.09.2010

Le prestigieux radin

L’an passé, alors que je passais des vacances dans un coin perdu à la montagne, gâtée par un temps froid et pluvieux, j’avais eu la bonne idée de prendre mon pc avec moi et heureusement, l’hôtel mettait à disposition une connexion Wifi.

 

Je suis alors allée chatter sur un site de rencontres et bien vite, un homme est sorti du lot, très poli, écrivant très bien le français, ce à quoi j’attache de l’importance car le langage sms et moi ça fait deux. On s’est très rapidement découvert plein de points communs et c’était avec plaisir que je le retrouvais durant sa pause de midi (car lui n’était pas en vacances) et le soir dès 21 h 00. Nous


passions bien 3 heures par soir à nous parler ainsi et c’est très vite devenu un besoin, un moment de bonheur ces petits dialogues et je ne les aurai loupé pour rien au monde ou presque.

 

De retour à la maison, nous nous sommes appelés et avons convenu de nous rencontrer un soir après mon travail. Nous avons chacun parcouru quelques kilomètres et nous sommes retrouvés dans une petite ville plus ou moins proche des deux. Il m’avait dit de l’attendre sur le parking d’une plage.

 

Il est arrivé à l’heure et j’ai été surprise par son élégance, vraiment un homme très soigné et très mignon. Il m’a demandé de faire quelques pas. De 18 h 00 à 19 h 00, nous avons marché le long du lac. Finalement j’en ai eu assez car j’avais froid et je lui ai dit que j’avais soif. Nous sommes allés boire un café. Il parlait, parlait, parlait, me racontant sa très belle carrière dans un établissement financier et ses revenus qui lui permettaient de voyager souvent et de vivre plus que bien.

 

Au bout de 2 heures, soit vers 21 h 00, il ne m’avait toujours pas demandé si j’avais encore soif. J’ai donc décidé de mettre fin à la discussion en lui disant que j’avais faim. Il m’a dit qu’on pouvait manger là, dans le resto. J’ai accepté. A la fin du repas, nous avons demandé l’addition et devant la serveuse, il dit qu’il n’a qu’un gros billet !!!! Je lui rétorque que la serveuse a la monnaie et il met un certain temps avant de bouger. J’ai donc compris qu’il attendait que je sorte mon porte-monnaie, ce que j’ai fait, mais aucune envie d’entretenir un pareil radin avec mon salaire qui devait bien être le tiers du sien. J’ai dit à la serveuse que je payais ma part, soit la moitié. Elle a encaissé et lui a bien dû faire pareil mais il me regardait d’un air plutôt vexé.

 

Vu l’énergumène, je prends congé assez rapidement et là il me rétorque qu’il faut que je lui tienne encore compagnie un petit moment car son train n’arrive que dans une demi-heure. C’en était trop, je lui demande pourquoi il a pris le train et pas sa voiture et il me dit qu’il a un abonnement de train et ne veut donc pas utiliser de l’essence car ça lui couterait pour rien.

 

Très classe le bonhomme ! Que du vernis à l’extérieur, mais aucune galanterie. Je l’ai même ramené à la gare, mais là, à peine descendu de la voiture, j’ai redémarré sans même un regard. Depuis, je n’ai plus jamais répondu à aucun de ses mails et l’ai même mis sur liste noire.

 

De Stella

11:01 Publié dans Rencontres "flop" elle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : radin, cadre, dirigeant, gigolo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Bonjour,
J'ai rencontré le même genre de spécimen mais à la différence c'est que lui était vêtu d'un jeans qui tenait tout seul et d'un t-shirt tout déformé. Et pourtant il recherchait une femme élégante et avait mis pareil pour lui dans son descriptif.

Écrit par : Micheline | 08.09.2010

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